Comme un ambassadeur précède un haut personnage, Jean le baptiseur proclame la prochaine apparition du Roi. Seulement ce dernier ne peut prendre place au milieu d'un peuple indifférent à son état de péché. La prédication de Jean est donc un appel à la repentance. Mais, aux pharisiens et aux sadducéens qui venaient à son baptême en propres justes, il annonce le jugement.
Remarque sur le baptême
Le baptême dont il est question ici n'est pas le baptême chrétien. Il s'agit ici du baptême de repentance, les Juifs devant se repentir d'avoir abandonné Dieu, pour se construire une religion (voir ces pharisiens et ces sadducéens). Ce baptême est lié à l'Evangile du royaume que le Seigneur Jésus était venu établir sur la terre. Mais il a été rejeté et crucifié.
Si par la nouvelle naissance, le croyant entre dans l'Eglise (ou Assemblée) constituant le Corps de Christ sur la terre (ensemble de tous les vrais croyants), par le baptême chrétien, il entre dans l'Eglise (ou Assemblée) constituant la Maison de Dieu. Pour pouvoir prendre effectivement le nom de chrétien sur la terre, le baptême est nécessaire. Le baptême d'eau pour le Nom de Jésus, prononcé par un autre chrétien, agisant au Nom de Père, du Fils et du Saint Esprit. L'eau est une image du jugement porté par celui qui est baptisé qu'il a appliqué cette eau (la Parole de Dieu) sur tous les manifestation de la chair (le péché, mal intrinsèque habitant dans la nature humains). C'est un acte important en relation avec la manière de vivre sur la terre, mais le baptême en lui-même ne sauve pas pour l'éternité.
On comprend que Jean soit déconcerté quand celui dont il ne s'estimait pas digne de porter les sandales se présente à son tour pour être baptisé par lui. Mais nous entendons au v.15 la première parole prononcée par Jésus dans cet évangile : « Laisse faire maintenant… ». L'homme n'a su faire que le mal ; il convient dorénavant de laisser Dieu agir en Christ et « accomplir toute justice » (*). « Alors il Le laissa faire », est-il dit de Jean, bien que ce soit lui qui baptise. N'avons-nous pas toujours intérêt, nous aussi, à laisser faire le Seigneur ?
Jésus remonte aussitôt de l'eau car il n'a, lui, rien à confesser. Et voici que le ciel s'ouvre pour lui rendre un double témoignage : Le Saint Esprit descend sur lui comme l'huile de l'onction qui jadis désignait le roi (*). En même temps il reçoit de son Père une douce parole d'amour et d'approbation.